Equipe UFCS EUROPE – Travaux de la réunion du 10 janvier 2017.

 

22 décembre 2016           Merkel contestée après l’attentat de Berlin

 » Nous allons trouver la force de vivre libres « , a lancé Angela Merkel, au lendemain de l’attaque du marché de Noël de Berlin.

Trente-six heures après l’attentat revendiqué par l’EI, l’enquête piétine. Son auteur n’a pas été identifié et reste en fuite.

La polémique sur la politique d’accueil des réfugiés de la chancelière est relancée alors qu’elle brigue un quatrième mandat.

Des responsables de l’AfD et d’autres formations d’extrême droite ont appelé à manifester devant la chancellerie mercredi.   L’aile droite de la majorité de Merkel est montée au créneau mardi pour réclamer plus de sécurité.

 

22 décembre 2016                   La France contre Bruxelles

La ministre française de l’environnement, Ségolène Royal, a indiqué, mardi 20 décembre, qu’elle jugeait  » inacceptable «  la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission européenne. Cette proposition -devait faire l’objet d’un vote des représentants des Etats membres mercredi. – (AFP).

 

22 décembre 2016                L’Europe peut sortir de l’impasse 

Dans son dernier livre Hubert Védrine propose pour « Sauver l’Europe » de repenser son projet autrement, alors que, depuis le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel, il n’y a pas eu de réflexion sur ce qui a été une  » véritable insurrection électorale « .

Si l’on ambitionne encore d’éviter sa dislocation, il faut agir. L’ambition idéaliste des pionniers peut encore mobiliser, du moins si ceux qui dirigent l’Europe s’interrogent enfin sur  » la mise en œuvre, le rythme et le rapport avec les démocraties nationales  » d’une idée qui serait revisitée.

Les élites devraient se montrer plus à l’écoute des demandes de sécurité, de maîtrise des flux financiers ou de la migration. Il faut dire aux populations que leur attachement à la souveraineté est légitime et que la construction européenne, loin de dissoudre les identités, vise à leur apporter une valeur ajoutée.

Parallèlement, il faudrait effectuer une pause dans l’intégration, pour réfléchir en commun et mieux redémarrer ensuite. Une conférence  » de refondation  » insisterait sur la subsidiarité, l’impératif de sécurité (extérieure et intérieure), l’harmonisation fiscale et la préservation du mode de vie européen.

Les dirigeants susceptibles de  » sauver l’Europe  » s’inspireront-ils de ce programme ?

 

23 décembre 2016                Nouvel échec européen sur les perturbateurs endocriniens  

Faute de majorité des états membres, la Commission européenne a finalement renoncé à soumettre au vote sa proposition de réglementation des perturbateurs endocriniens.

Omniprésents dans notre environnement quotidien (plastiques, cosmétiques, électronique, pesticides, etc.), ces produits chimiques peuvent interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses infimes. C’est un enjeu majeur de santé publique.

Or la proposition de la Commission  essuie un feu nourri de critiques de la part des scientifiques, du Parlement européen, des ONG et de certains Etats membres. Malgré les demandes insistantes de plusieurs Etats membres, la Commission refuse un dispositif qui permettrait de catégoriser les substances en : perturbateurs endocriniens  » suspectés « ,  » présumés  » et  » avérés « .

De plus, un paragraphe inséré à la dernière minute à la demande de l’Allemagne, pays siège des groupes BASF et Bayer, fabricants de pesticides concernés par la réglementation, figure toujours dans le texte. Le Monde avait révélé mardi qu’il créait une exception pour au moins une quinzaine de pesticides connus pour être des perturbateurs endocriniens.

 » Des discussions supplémentaires sont nécessaires « , a reconnu un porte-parole de la Commission. Une nouvelle date, probablement en janvier  2017, reste à fixer.

 

27 décembre 2016            Les discussions sur l’allégement de la dette grecque reprennent

Les dirigeants de la zone euro pourraient valider en janvier l’accord du 5 décembre

Le 14  décembre, le MES, aujourd’hui principal détenteur de la dette hellène, avait décidé, à la demande du ministre des finances allemand, de suspendre les mesures d’allégement de court terme du fardeau grec, prises le 5 décembre.

Wolfgang Schäuble, avait posé son veto. Il n’avait pas apprécié que le premier ministre grec, Alexis Tspiras, annonce de nouvelles mesures sociales sans consulter ses créanciers.

Le 8  décembre, le leader de Syriza (gauche radicale) avait en effet promis une prime de Noël aux détenteurs de petites retraites (moins de 850  euros) et un report de la hausse de la TVA pour les îles de la mer Egée, en première ligne dans la crise des réfugiés. Il a dû rassurer les financiers européens en précisant que cette aide serait ponctuelle.

Les aménagements prévus pèsent peu au regard des 320  milliards d’euros du total de la dette publique hellène (180  % du PIB) et tout le monde, sait qu’il en faudrait plus pour permettre à l’économie grecque de repartir sur des bases saines .

Le dilemme est que l’Allemagne est très attachée à l’implication du FMI dans le plan. Mais elle refuse d’entendre parler d’un allégement plus conséquent de la dette. De son côté le FMI attend  que les Européens soulagent la Grèce, avant de confirmer sa participation au troisième plan d’aide de 86  milliards d’euros accordé au pays en août  2015, en échange de nouvelles politiques de rigueur.

Ce dialogue de sourds pourrait se prolonger jusqu’aux élections allemandes, à l’automne 2017. D’ici là, la situation grecque pourrait se dégrader, car le pays devra bientôt faire face à de nouvelles échéances. En outre, M.  Tsipras est de plus en plus fragilisé face à un électorat lassé de l’austérité,  Et certains n’excluent pas de nouvelles élections grecques ces prochains mois. Ce qui risquerait de  briser la timide reprise enregistrée depuis quelques trimestres.

 

29 décembre 2016           En Autriche, la gauche tentée par un rapprochement avec le FPÖ

Les partis traditionnels se positionnent face à la formation d’extrême droite en vue des prochaines législatives

En dépit de la victoire du candidat des Verts, Alexander Van der Bellen lors de la Présidentielle, le Parti autrichien de la liberté (FPÖ, extrême droite) reste largement en tête des sondages (31  %) face   aux deux formations qui gouvernent traditionnellement l’Autriche ensemble, depuis 1945, les sociaux-démocrates (SPÖ, 25 %) ou des chrétiens conservateurs (ÖVP, 22  %).

Les  » grandes coalitions  » sont désormais mal-aimées des Autrichiens et le FPÖ est déjà associé à l’un ou l’autre des parti de gouvernement dans certaines régions.

Au sein du SPÖ, on débat d’une éventuelle, mais très controversée, alliance avec l’extrême droite. Une partie toujours plus importante de la gauche veut faire voler en éclats le tabou d’une coalition avec le FPÖ au niveau national..

L’ÖVP au contraire veut se démarquer du FPÖ pour regagner ses électeurs. Il critique le discours eurosceptique de l’extrême droite, ainsi que sa proximité avec Marine Le Pen, qui le rendrait infréquentable.

Enfin, chez les écologistes, fiers d’avoir offert à l’Europe occidentale un chef de l’Etat issu des Verts,  Alexander Van der Bellen, le 4  décembre, on s’interroge sur un positionnement plus à gauche ou sur l’ouverture à la société civile.

Le FPÖ entend lui,faire campagne avec Heinz-Christian Strache. Mais ce personnage est connu pour son incapacité à éviter des dérapages sémantiques qui pourraient effrayer certains électeurs.

La défaite de l’extrême droite à la présidentielle, si elle a rassuré l’Europe, n’a pas facilité l’équation politique que les Autrichiens doivent à présent résoudre.

 

30 décembre 2016              Après l’attaque de Berlin, haro sur l’espace Schengen

Abattu en Italie le 23 décembre, Anis Amri avait échappé aux contrôles pendant sa cavale aux Pays-Bas et en France.

Pour tous les partis eurosceptiques, Beppe Grillo en Italie et même la droite française, un seul coupable : Schengen.

Ces réactions sont liées au contexte électoral européen actuel et les formations europhobes qui espèrent  progresser, voire arriver au pouvoir, font campagne sans s’embarrasser des détails.

L’application de la convention est en effet suspendue depuis plusieurs mois dans six pays (France, Allemagne, Autriche, Danemark, Suède et Norvège) en raison de la menace terroriste ou de la vague migratoire. Tous les contrôles aux frontières étaient donc possibles mais c’est par hasard que la police italienne a interpellé le terroriste.

 » C’est par le renseignement, en accordant des moyens financiers, humains et juridiques supplémentaires à la police et à la justice (…) qu’on pourra lutter le plus efficacement contre de tels attentats terroristes.  Non en en surveillant, pour des coûts exorbitants, les centaines de millions de franchissements des frontières internes », juge ainsi le directeur de l’institut Jacques-Delors, Yves Bertoncini.

 

3 janvier 2017         M. Macron :  » Nous sommes tous berlinois, nous sommes tous européens « 

La menace des attentats doit nous conduire à mieux surveiller nos frontières, pas à les fermer. Seule une véritable souveraineté européenne peut assurer la défense de notre sécurité

Le terrorisme fanatique frappe toutes les nations, toutes les populations, toutes les religions,  il  frappe des lieux symboliques. A Paris c’était un journal, à Istanbul un lieu de fête, à Berlin un marché de Noël

A Berlin, c’est l’Europe qui, une fois de plus, a été mise à l’épreuve.  Jamais la France et l’Allemagne  n’ont été aussi proches face aux menaces communes. Avant même de proposer des projets conjoints, nous devons affirmer notre communauté de destin.  Aujourd’hui, nous sommes tous Berlinois.

Le terrorisme veut détruire l’Europe. Il veut en finir avec notre civilisation commune. Il veut défaire nos valeurs collectives.

Nos sociétés fragilisées par la crise, éprouvées par le fracas du monde, les migrations, l’ouverture rapide aux échanges, ou le bouleversement numérique – sont tentées de chercher le mal à l’extérieur. Il suffirait alors de l’expulser de nos communautés nationales, de se barricader.

Pour autant, la chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant.  En refusant de reconstruire des murs. La solution est dans la protection, non dans la fermeture, dans une coopération européenne plus forte.

L’Union européenne doit franchir, sans attendre, un nouveau pas :  nous devons créer une Europe de la souveraineté, capable de nous protéger des menaces extérieures pour mieux assurer la sécurité intérieure. Les accords de Schengen, doivent être préservés et il nous faut renforcer le corps de garde-frontières européen, sans limiter son action aux situations d’urgence.

Nous devons, au niveau européen, développer les accords de coopération avec les grands pays d’émigration et de transit, fondés sur une aide au développement,  et un accord sur le retour des migrants non autorisés à entrer ou résider dans l’UE.

Nous devons aussi créer un système de renseignement commun, voire à terme une police commune pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé.

 

4 janvier 2017          Royaume-Uni : les expatriés, otages du Brexit

Le sort des 3 millions de ressortissants des pays européens qui vivent et travaillent outre-Manche est au cœur des négociations sur le Brexit.

Six mois après le référendum, Londres entend mettre en balance leur statut avec celui de ses 1,2 million de sujets installés sur le continent.

Bruxelles refuse d’entamer des discussions avec les Britanniques sur cette question avant le déclenchement de l’article 50, entérinant la rupture.

300 000 Français vivent au Royaume-Uni. Certains racontent combien l’ambiance a changé sur place et l’hostilité dont ils sont parfois la cible. Les Polonais, Roumains et Bulgares, sont la première cible des agressions xénophobes dont le nombre a explosé depuis juin.

Inquiets pour leur avenir, ces expatriés tentent d’acquérir le compliqué statut de résident permanent soit un  dossier de 85 pages à remplir avec justificatifs. . . .

A Bruxelles, on n’a aucune volonté de  » punir «  Londres et les citoyens britanniques, pas question pour autant de leur faire des  » cadeaux « .

 

5 janvier 2017                L’ambassadeur britannique auprès de l’UE démissionne

Ivan Rogers déplore le manque de préparation de Londres dans le cadre du Brexit

C’est une grosse surprise pour la première ministre Theresa May, qui perd un précieux émissaire et fin connaisseur de Bruxelles, où il était en poste depuis trois ans.

Dans un mail interne publié par le Times mardi soir, M.  Rogers note que   » contrairement à la Commission et au Conseil européen, l’expérience des négociations multilatérales manque à Whitehall  » .

  1.  Rogers a-t-il été victime de son franc-parler ? Cet homme pondéré, aurait mis en garde Londres quelques mois plus tôt, expliquant que la négociation d’une nouvelle relation commerciale et politique avec les 27 de l’UE pourrait prendre jusqu’à dix ans.

La démission de  » Rogers le pessimiste  » a été saluée par les partisans du Brexit, alors que beaucoup, à Bruxelles, interprétaient la nouvelle, mardi, comme un signe que les Européens risquaient de s’acheminer vers un  » hard Brexit « .

 

5 janvier 2017                 Les ex-pays d’Europe de l’Est se sentent laissés pour compte

En  2017, pendant que les grands états de l’UE vont renouveler leurs parlements et leurs exécutifs, sous la pression des partis eurosceptiques , et que les négociations sur le Brexit vont commencer, les états d’Europe centrale et orientale risquent de se sentir laissés pour compte.

Pourtant, l’Union européenne devrait se méfier. Les bons scores réalisés ces derniers mois en Bulgarie et en Roumanie par des partis sensibles aux sirènes du Kremlin  prouvent que la situation y est moins stable qu’il y paraît. Certes, on ne remet pas en cause l’appartenance à l’UE, mais la crise financière de 2008 et celle des réfugiés ont laissé des traces.

Depuis la crise de 2008, la croissance a marqué le pas dans ces pays, qui voient, avec inquiétude, de nombreux jeunes diplômés, leurs élites de demain, tenter leurs chances à l’étranger.

Le diktat imposé à Athènes par les Européens et le FMI et la gestion de la crise des réfugiés ont été perçus comme la marque d’une  » Europe allemande « .

Jusqu’à présent, l’Union mettait en avant sa générosité à leur égard, mais certains de ces pays, comme la Roumanie, versent davantage d’argent à Bruxelles qu’ils n’en reçoivent. Les procédures mises en place par la Commission sont tellement complexes qu’ils n’arrivent plus à obtenir la totalité des sommes auxquelles ils peuvent prétendre.

Ces pays, souvent petits, ont besoin d’être rassurés y compris sur le plan militaire au moment où Donald Trump, menace de revoir le rôle de l’OTAN. Enfin les habitants des anciens pays de l’Est ont le sentiment, juste ou non, d’être méprisés.

Pour y remédier, les dirigeants européens n’ont, en fait, d’autre choix que d’ » établir les fondements d’une union sans cesse plus étroite entre les peuples (…) assignant pour but essentiel à leurs efforts l’amélioration constante des conditions de vie et d’emploi de leurs peuples « .  Soixante ans plus tard, ces extraites du préambule du traité de Rome, restent d’une actualité brûlante.

 

6 janvier 2017                       Bruxelles en panne d’idées

Brexit, immigration, montée des populismes, l’Union est plongée dans un désordre angoissant, l’heure n’est plus aux grands projets.  Dès son arrivée, en  2015, la Commission Juncker a mis l’accent sur la subsidiarité :  Moins réguler pour mieux réguler.

Cette réserve donne l’image d’une Europe qui est engluée dans une longue phase de consolidation. Les conséquences s’en font sentir dans les principaux domaines politiques.

L’euro :  Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, ne cesse de lancer des mises en garde contre une nouvelle crise, car il n’y a pas de politique économique et monétaire  unifiée. Le Sud demande plus de solidarité et la garantie des dépôts bancaires commune. Le Nord  exige des risques réduits, notamment ceux des bilans bancaires.

L’environnement :  L’Europe était une championne naturelle de l’écologie. Dès 1996, elle avait adopté l’objectif de limitation du réchauffement climatique à 2  °C, sur l’insistance d’une ministre allemande alors assez peu connue, Angela Merkel.

Mais la crise économique et la quête désespérée d’emplois ont vite, au sommet de Copenhague en  2009, éclipsé les rêves d’une union environnementale, ce que  Volkswagen a confirmé.

Les valeurs :  Plus peut-être que le Brexit, l’accord de mars  2016 entre Ankara et l’UE visant à renvoyer en Turquie des réfugiés arrivés en Grèce a créé un profond malaise.

Il a probablement, permis de sauver l’espace Schengen. Mais au prix d’un sérieux accroc aux valeurs cardinales d’ouverture et d’accueil.  L’Europe avait-elle le choix, quand les membres de Visegrad refusaient d’accepter les quotas de réfugiés fixés par Bruxelles.

L’élargissement :  l’Union à 28, souvent perçue comme ingérable, veut marquer une pause. Elle a besoin de s’interroger sur sa finalité quand elle est minée de l’intérieur par certains gouvernements, Hongrie, Pologne, qui contestent ses valeurs fondatrices  et ignorent les rappels à l’ordre de Bruxelles.

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8 janvier 2017                    Theresa May, le Brexit et les vendeurs d’illusions

La première ministre britannique acceptait sans doute mal qu’Ivan Rogers, le représentant permanent de Londres auprès de l’Union européenne (UE), dénonce l’absence d’objectifs clairs du gouvernement, fasse savoir qu’il n’y aurait pas de  » happy brexit » et  que la négociation de nouveaux accords de libre-échange avec les pays du Commonwealth et la Chine pourrait durer dix ans.

Les avis de M. Rogers n’étaient pas considérés pertinents, mais  comme un signe de  » défaitisme «  et de trahison du verdict populaire, alors même qu’un rapport du cabinet d’audit Deloitte affirmait que Mme May n’avait  » aucun plan «  pour le Brexit.

Certains milieux politiques et médiatiques britanniques qui présentent les Vingt-Sept comme une zone en faillite, divisée et facile à tromper affichent un complexe de supériorité digne de la Grande-Bretagne impériale. C’est cette attitude qui a déjà conduit au résultat du referendum.

La première ministre a néanmoins résisté aux durs et aux vendeurs d’illusions de son parti en choisissant pour succéder à M Rogers, un membre du Foreign Office,  M. Barrow, bon connaisseur de Bruxelles, plutôt qu’une personnalité militant pour le hard Brexit.

Mme May, qui avait prôné le vote anti-Brexit, joue son avenir politique sur la  » réussite  » de la sortie de l’UE. Un hard Brexit serait une rupture brutale pour les Britanniques, comme pour les Européens.

 

 

10 janvier 2017                    Série de violences racistes en Pologne

A Elk, petite ville de Pologne, les étrangers sont pris pour cible après qu’un polonais réputé violent ait été tué par un cuisinier tunisien qu’il venait d’insulter.

L’incident a provoqué d’importantes émeutes durant la nuit du Nouvel An et la journée du lendemain. L’établissement a été saccagé par un groupe scandant des slogans racistes. Vingt-huit personnes ont été arrêtées par la police.

Des graffitis anti-islam ont été répertoriés, et une campagne de haine a déferlé sur les réseaux sociaux. Un ressortissant pakistanais et un bangladais ont été passés à tabac.

Une semaine après les faits, à Elk, le traumatisme est toujours présent, et les habitants sont partagés. Pour certains,  » Ces gens-là ne posaient jusqu’ici aucun problème, mais ce sont des gens d’une autre culture. C’est un risque de les accueillir. « 

Hesham Ghonim, 42 ans, est égyptien, propriétaire d’un restaurants  est marié depuis six ans à une Polonaise et ils ont deux enfants. Depuis une semaine, son local est sous surveillance policière.       » Les choses ont beaucoup changé  depuis qu’ a éclaté la crise migratoire en Europe.

Le médiateur de la République, Adam Bodnar, accuse la majorité ultraconservatrice du parti Droit et justice (PiS) et le parquet de minimiser ces événements à caractère xénophobe . Pour le ministre de l’intérieur   » il n’y a pas de problème de haine en Pologne, c’est en France et en Allemagne qu’il y a ce genre de problèmes, à cause de leur politique multiculturelle. »